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mardi 29 avril 2008

15- Le village...

http://www.tunisia-today.com/archives/47063

Avec «Le village de l’Allemand», l’écrivain algérien Boualem Sansal a remporté le grand prix RTL- Lire. Un ouvrage bien accueilli du côté des Français, boudé en Algérie !



Le prix RTL- Lire 2008 est venu à temps pour l’écrivain Boualem Sansal qui risque de perdre l’espoir après les critiques acerbes qu’a confronté son «Village de l’Allemand» depuis sa sortie. Acclamé par la presse française, rejeté par la presse algérienne, ce nouvel ouvrage de Boualem Sansal a ouvert mille et une polémiques. Publié chez Gallimard, «Le village de l’Allemand ou le journal des frères Schiller» a été sélectionné parmi toute une série qui comprenait «Beau rôle» de Nicolas Fargues, «La délégation norvégienne» de Hugo Boris, «Journal» de Hélène Berr et «Vie et mort d’Edith Stein» de Yann Moix. Dans «Le village de l’Allemand», Boualem Sansal raconte «l’histoire de deux frères d’origine algérienne, élevés dans une banlieue française par un oncle, qui vont découvrir le passé terrible de leur père. Officiellement ancien combattant du FLN, il était en réalité allemand, ancien officier SS réfugié en Algérie», lit-on dans le petit résumé de ce livre qui confirme de plus en plus le grand talent de Boualem Sansal qui est venu à l’écriture grâce à l’encouragement de son ami l’écrivain Rachid Mimouni. Ingénieur de son état qui a déjà à son compte un doctorat en économie, enseignant à l’université, chef d’entreprise et haut fonctionnaire, cet écrivain a publié son premier roman «Le serment des barbares» en 1999, chez Gallimard. Un livre qui a été bien salué par la critique mais qui a valu à son écrivain son poste de travail. Guidé par cet amour fougueux pour l’écriture, Boualem Sansal n’a pas baissé les bras et c’est avec «Harraga» son 4e roman que la reconnaissance a été rendez-vous.

Mais avec «Le village de l’Allemand», les choses sont encore floues du côté de son pays natal. «Je pensais que mon livre serait utile là-bas, qu’il ouvrirait le débat. Au lieu de quoi, je suis accusé d’être manipulé par les Occidentaux, d’apporter une caution internationale à Israël ou encore de relayer la propagande de Sarkozy qui reçoit Shimon Peres. Je me fais même traiter de fou…» a souligné cet écrivain algérien dans une interview accordée à la revue «Lire» suite à la cérémonie de remise du prix RTL- Lire 2008.



I.A.
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Les librairie Claire Fontaine organiseront deux rencontres en ce mois de Ramadan. La première se tiendra à la librairie Claire Fontaine-La Marsa, le mercredi 19 octobre 2005. L’auteur algérien Bouâlem Sansal présentera son dernier ouvrage «Harraga». La soirée débutera à 20h30. Le seconde, qui se déroulera à l’Espace Claire Fontaine à El Menzah VI, sera consacrée à Youssef Seddik, qui présentera «Nous n’avons jamais lu le Coran ». L’événement aura lieu le jeudi 20 octobre 2005 à 21h00.
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lundi 28 avril 2008

14- J'en ai assez de vivre comme un cafard- Sansal

http://www.lire.fr/chronique.asp/idC=52223/idR=142/idG=3
Tendance

Boualem Sansal, prix RTL-Lire 2008

par Delphine Peras
Lire, avril 2008


«J'en ai assez de vivre comme un cafard sous une pierre, d'être traîné dans la boue tous les jours»: voilà ce qu'il en coûte à l'écrivain algérien Boualem Sansal d'avoir écrit Le village de l'Allemand, roman sidérant qui établit un parallèle osé mais argumenté entre nazisme et islamisme. Acclamé par la presse française depuis sa sortie en janvier dernier (voir Lire n° 363), Le village de l'Allemand fait l'objet de toutes les vindictes en Algérie. «Les critiques dans la presse tournent à l'hystérie, certains éditorialistes ont signé plusieurs articles d'affilée pour me vouer aux gémonies», témoigne le romancier, de passage à Paris à l'occasion du Salon du livre, et surtout pour venir recevoir le prix RTL-Lire 2008. Il a été décerné haut la main à son livre à la fois si dérangeant et si magistral, récit à deux voix des frères Schiller: nés de mère algérienne et de père allemand, ils ont été élevés par un vieil oncle dans une cité de la banlieue parisienne, alors que leurs parents étaient restés dans le village d'Aïn Deb, près de Sétif. Mais ces derniers seront massacrés, ainsi qu'une partie de la population du bourg, par le GIA (Groupe islamiste armé) en 1994. Le fils aîné, Rachel (contraction de Rachid et Helmut), se rend alors sur place pour l'enterrement. Stupeur: il découvre que son père, cet Allemand si bien intégré à la communauté locale qu'il jouissait du titre prestigieux de moudjahid, était un ancien nazi. Rachel n'en dort plus, et finit par mettre fin à ses jours. C'est en lisant le journal de son frère que Malrich (pour Malek et Ulrich), le cadet, décide à son tour de faire toute la lumière sur ce passé familial si lourd à porter. Un passé qui renvoie directement aux démons de l'Algérie elle-même...

«Je pensais que mon livre serait utile là-bas, regrette Boualem Sansal, qu'il ouvrirait le débat. Au lieu de quoi, je suis accusé d'être manipulé par les Occidentaux, d'apporter une caution internationale à Israël ou encore de relayer la propagande de Sarkozy qui reçoit Shimon Peres. Je me fais même traiter de fou...» Il n'y a que la vérité qui fâche, reconnaît l'auteur de Poste restante: Alger. Lettre de colère et d'espoir à mes compatriotes (Gallimard, 2006), qui lui avait déjà valu l'anathème. A 59 ans, Boualem Sansal est justement sur le point de perdre espoir: «Si c'était à refaire, je ne sais pas si je referais Le village de l'Allemand...» C'est dire si le prix RTL-Lire arrive à point pour défendre un tel ouvrage, censuré en Algérie, et plus largement pour défendre cet écrivain de langue française, dont le talent n'a d'égal que le courage. L'homme est très touché par les manifestations de soutien que les Français, amis et anonymes, lui témoignent depuis plusieurs semaines. «Ce soutien est très émouvant pour moi. J'appréhende mon retour en Algérie et, désormais, je fais plus qu'envisager de revenir m'installer en France. Matériellement, ce n'est pas évident. Mais je pourrai toujours travailler comme nègre...» Est-il besoin de préciser que Boualem Sansal mérite bien mieux?

13- Poste restante: Alger, Lettre ouverte (archives)

http://bibliobs.nouvelobs.com/2006/06/15/sansal-censure

Lettre ouverte aux Algériens
Sansal censuré

Par Jérôme Garcin

Le pamphlet de Boualem Sansal, véritable ode à la démocratie et à la liberté de penser, est interdit en Algérie. CQFD
Rédigée à Boumerdès en janvier 2006, publiée le 16 mars chez Gallimard, cette «Lettre de colère et d'espoir» adressée par Boualem Sansal à ses compatriotes n'est jamais parvenue en Algérie. Photocopiée, scannée, recopiée, elle circule aujourd'hui sous le boisseau, mais elle est introuvable en librairie. On rappelle que, sous le régime de M. Bouteflika, l'importation de livres est soumise à un visa préalable délivré par le ministère de la Culture. Ce visa a été refusé au gérant d'Edif 2000, la société algérienne qui devait diffuser le libelle de Sansal au titre prémonitoire - «Poste restante: Alger».
Tant que Boualem Sansal écrivait des romans, fussent-ils corrosifs et subversifs, il pouvait être lu dans son pays. Car si la fiction déplaît, elle n'inquiète pas. On voit par là que les censeurs sont toujours de très mauvais lecteurs. Mais avec la parution, à Paris et en français (car il fait sienne la pensée de Kateb Yacine: «Le français est à nous, c'est un butin de guerre»), de ce bref essai dédié à la mémoire du président assassiné Mohamed Boudiaf, la disgrâce de Sansal est désormais consommée. Ingénieur de formation, docteur en économie, enseignant à l'université et puis haut fonctionnaire au ministère de l'Industrie, cet homme de 57 ans a été limogé en 2003 pour avoir proposé la suppression de l'enseignement religieux à l'école. Pour les islamistes radicaux proches de M. Bouteflika, l'homme est infréquentable et sa lettre ouverte, dangereuse. Elle n'exprime pourtant, dans une prose digne des Lumières, que la vérité. Pour les «dignitaires en chapeau» qui imposent leur ordre, elle est dure à entendre.
Que dit donc de si scandaleux Boualem Sansal? Que l'appropriation par le FLN de la guerre de libération relève du «hold-up du siècle». Que sévit en Algérie «une dictature policière, bureaucratique et bigote». Que le discours officiel est fondé sur des dogmes mensongers. Que le peuple algérien, à majorité berbère, n'est arabe qu'à 16%. Que l'islam est, par essence, miséricordieux, fraternel, pacifique. Qu'il convient de distinguer la religion de la citoyenneté. Qu'au lieu d'exiger de la France une repentance, mieux vaudrait considérer que la nation algérienne est née avec la colonisation comme la Gaule s'est soudée sous les coups de bélier de Jules César. Et que, si l'Algérie a «un goût de paradis», où se croisent l'Orient, l'Occident et l'Afrique, elle le doit au hammam des Romains, à la cuisine des Turcs, à la musique andalouse des juifs, à l'art équestre des Arabes, à l'amour de la littérature des Français...
Parfois, Sansal force le trait. C'est qu'il a lu Voltaire et Hugo. Il sait que le combat pour la liberté et la démocratie, contre le larbinisme et l'intégrisme, ne se fait pas sans hausser le ton. Il y ajoute parfois un humour désespéré et ravageur. Son livre est d'un humaniste en colère. Que M. Bouteflika le veuille ou non, le cachet de la poste fait foi: cette lettre ouverte ne se refermera pas.
Jérôme Garcin
«Poste restante: Alger. Lettre de colère et d'espoir à mes compatriotes», par Boualem Sansal, Gallimard, 60 p., 5,50 euros.

vendredi 25 avril 2008

12- Prix Edouard Glissant 2007 à Boualem SANSAL





Créé en 2002 à l’Université Paris 8, grâce au concours de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) et de RFO, le Prix Edouard Glissant tient à honorer une œuvre littéraire marquante de notre temps. Animé par les valeurs poétiques et politiques de la personnalité qui le parraine – la pensée du Divers, le métissage et toutes les formes d’émancipation –, le Prix Edouard Glissant est aussi l’occasion de réfléchir aux interactions linguistiques et culturelles dans une Université accueillant des étudiants du monde entier et profitant de ce partage des identités et des savoirs.

Le Prix est attribué chaque année par un comité scientifique. Il est remis officiellement au

lauréat lors d’une journée organisée autour de son œuvre. Le même comité attribue à un(e) étudiant(e) en doctorat à l’Université Paris 8 une bourse de 5000 euros pour soutenir une recherche dans n’importe quel domaine mais qui corresponde à l’esprit du Prix (relations Nord-Sud, raison post-coloniale, diversité culturelle, pluralité des expériences de pensée…).

Composé de membres de l’assemblée universitaire, du Président de l’Université, du Recteur

de l’Agence Universitaire de la Francophonie, du Président de RFO, du Directeur de la Maison

de l’Amérique Latine et de personnalités du monde littéraire, le comité scientifique est régulièrement renouvelé.

Edouard Glissant est l’auteur d’une œuvre considérable (poésie, romans, essais), internationalement lue et reconnue. Renouvelant la langue et les genres, il fait de la relation et du divers les maîtres mots de sa poétique. Parmi ses textes: La Lézarde (1958), La Case du commandeur (1981), Poétique de la relation (1990), Traité du Tout-Monde (1997), Sartorius: le roman des Batoutos (1999)…

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C'était le: 22 juin 2007 à l'Université PARIS 8

Prix et Bourse Edouard Glissant

Université Paris8, le 22 juin 2007
Boualem Sansal
en présence d’Edouard Glissant
Université Paris 8, Amphithéâtre D001

10h00
Accueil
Rencontre avec les lauréats du Prix et de la bourse: Boualem Sansal, écrivain,
et Yann Vigile Hoareau, doctorant en psychologie cognitive à l’Université
Paris 8
Maison de l’Amérique Latine

15h00
Allocutions de Pascal Binczak, Président de l’Université Paris 8, Michèle
Gendreau-Massaloux, Recteur de l’Agence Universitaire de la Francophonie,
Luc Laventure, Réseau France Outre mer, François Vitrani, Directeur de la
Maison de l’Amérique Latine

15h30
Conférence de Yann Vigile Hoareau
«Diversités culturelles ou cognition du Tout-monde»

16h15
Table ronde autour de Boualem Sansal avec:
Zineb Ali-Benali, professeur de linguistique à l’Université Paris 8
Zahia Rahmani, écrivain
Tiphaine Samoyault, professeur de littérature comparée à l’Université Paris 8

Cocktail à 18h00
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mardi 22 avril 2008

11- Le prix RTL-Lire à Boualem SANSAL



________Le Prix RTL-Lire 2008 à B. Sansal ____________________________________



________Le Prix RTL-Lire 2008 à B. Sansal ____________________________________

10- Sansal au Salon du livre de Paris Mars 2008

______Boualem SANSAL au Salon du livre de Paris en mars 2008________




______Boualem SANSAL au Salon du livre de Paris en mars 2008________


09- Boualem SANSAL au Salon du livre de Paris en mars 2008

Boualem SANSAL au Salon du livre de Paris en mars 2008__

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